
Ta bouche
pavoise la mienne
flopée de pavots
comme des drapeaux
Sur la grande plaine
Ma bouche
Déplie la tienne
Drapés de peaux
Les ors en amants tôt
Nus dans les champs du soleil
Nos bouches
Simples parmi les sanglantes
Sont aigles royaux
S’amusant de l’air du temps
Des montagnes dressées devant
Les serres entre coquelicots
Et succulentes…
Oh cet ultime minerai des prairies,
Nos colliers tressés de baisers,
Inusables di-amants de soleil,
Nés dans les prairies de ta bouche vermeille