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Ma’neige

Dans ce grand cercle de poussière, dans cette course folle des étoiles en rond, où tout s’enroule, se poursuit, se perd, les heurts n’existent plus, le temps immobile s’est arrêté illuminé par ce bras’eros de nos amantaction.

Là, la collision de tes galaxies de peau, les éclats de ton calcaire, de ton sucre pressé à même ma bouche, ne font écho que de musique. J’écoute venu du fond des ages, le chant de ton souffle dans la mer de nos caresses passant la nuit de tes jours les jours de mes nuits.

Ce cercle de mes lèvres passées à ton doigt, juste lien sans attache, juste sacre amant. J’aime mon amour, qu’il ne soit que de l’eau de ma bouche, de la tienne, du feu de ton ventre tourné dans le battement de nos écrits, monté sur l’axe de ma joie, dans l’air de nos échancrures en sourire. Et je sais que la constellations de ta chair est le verger de vie pour ma faim, pour ma soif dans le baptaime de tes baisers insurmontables.

Je te laisse amour, au bas de cette pages, les miens, les fougeux les sauvages, comme les plus tendres, passionnés, les intrépides, les carnassiers, mais tous amoureux de toi. Il savent tous amour, que prier ce n’est que faire allégeance à l’église de ton cœur à corps, et que je suis comme toujours sur le pèlerinage de ta voix, et qu’à toutes heures je relis, sur ma peau, la bible de tes caresses dans le chapelet des miennes.

 

 

Nousvelle langue

Brise de mer qu’on appelle aussi la Marinade, la Marine à deux ? Des nouvelles de toi. Je les entends gonfler l’air dans le jeu des branches entrechoquées, dans le pli bas des inules odorantes, dans la griffe des sarments qui sermentent ma peau à petits coups de canifs, « garde-toi, garde-toi, forte et redressée », je t’entends qui caresse longuement et claque des grondements et des éclats vifs-argent derrière le calcaire…

Pays inconnu. L’arpenter presque hébétée mais toujours la joie. De toi. Nous. Défricher des terres incultes, des plaines ondulées, des bois. Des fleurs mystérieuses qui ne tiennent pas la tristesse, doucement colorées. Ne pas savoir encore leurs noms. L’Âme-Our n’est jamais commun, ces aléas, ces détours, toujours cette étrangeté à prendre, sauvage et rétive, tendrement entre mes bras, l’aimer douée…

Les nuages, en nombre, moutonneux, gigantesques, s’amoncellent sur les crêtes. Leurs pieds gris moussus raflent les copeaux d’argile, suintent la terre riante, fertile et leurs têtes couronnées de blanc éclatant, cotonneux, lèchent les ailes des aigles intrépides. Au nouveau pays de Nous il n’y a pas de mesure…

Les feuilles des vignes ont revêtu leur lingerie fine, si délicate, légère, rougeoyante, c’est le signal. L’automne arrive. regarder Samain débouler. Bientôt la nouvelle année.                                                      Nous y retrouver ?                                                                                                              Faire ce voeux.

J’apprends une nouvelle langue. Elle est très coriace, celle-ci. Elle n’est pas aux mal-voyants, mal-entendants, mal-aimants.

Elle ne se dit pas, elle s’écrit pour Nous

Jour Premier

C’est bien après que tous ces coins si denses de nous m’ont frappée… Ce Temps du Rêve . Où le tien a rejoint le mien auprès d’une rivière. cette ri-vie-ère. Ce « enfin, on y est arrivé ». On y est à rive ai. En faim on y est à rivés. En feu in on y a ri voeux ai. Nous deux. Comme civilisation de L’Un-deux au pont du Gange. Par le dé 4. Ma tresse couleur or n’était pas noire ni ne me battait les reins, juste le creux entre les omoplates, les tiens, de cheveux, courts, parure drue si douce dans mes doigts. Je n’ai rien vu, pourtant je te voyais t’en toi auparavant même invisible. Seulement, uniquement, la courbe de toi qui claque une portière, le fauve qui bondit, qui se presse de faire le tour du dernier obstacle qui nous sépare. Ellipse dans l’espace et le temps de nos mille ans, la vitesse de nos élans, l’un vers l’autre, la réduction au millimètre près de ce trop plein d’air entre nos abysses sidérés.

Et puis la collision. Ne pas connaître la pression colorée de tes yeux. T’étreindre. Contre moi. Tout de suite. Sans un mot de plus. Ma bouche dans ton cou. Laisser venir tes lèvres. Savoir que la joie jamais plus ne me quitterait. Te savoir toi. Te sentir par le regard de mes doigts, par la vue de mon étreinte, écouter comment ton parfum de peau enchantait celui de la mienne. M’abandonner dans la poussée de tes hanches, ces guides qui me courbaient contre le métal encore chaud de ton chemin vers nous. Attendre en corps un peu avant de nous embraser; maintenant, nous avons tout le temps de toi avec moi et de moi avec toi. Nous télescoper et nous donner aussi du champs pour tous les instants de l’Âme-Our. Tu m’as appris 1000 ans, tu es venu me chercher de l’autre côté de la rivière, je l’ai retraversée avec toi, tu as aidé ma force, je t’ai suivi jusque en haut de la forêt de chênes …

Méandres du Temps, in versés amants, retrouvailles de nos 15 ans

Ai ce mer

J’arpente la course lente des feuilles dans l’entrefaire de lumière, dans ces mots isolés du jour aimanté. Me glisser entre ses vagues, me baigner dans le sable de cette plage en heurt allongée de toi, t’y retrouver empreintes sur la grève de ma peau.

Et je me souviens amour, de là où nous serons, couchés dans l’herbe, de tes bras, des miens, du foin insolé, craquant piquant de nos doigts, la jachère de nos peaux mises en sommeil, enfin offerte au renversaimant de la chair.

Je me souviens de l’air léger vibrant entre nous ensemmencé de toute la joie de te boire dans la coupe fermée de mes yeux. Tu ne peux savoir comme tu y restes longtemps…

Et je me souviens des chemins à faire eaumone. Là où nous nous touchons, repasser chargé de l’eau de ta bouche à l’eau de ton ventre, irriguer les graines brunes, les graines enfouies, les fruits à d’arder, à pointer,  tracer mille ans de piste grégaires pour mes doigts, ma langue se cachant dans le tapis d’odeur fauves, sur la douceur de l’espace décapuchonné de ton élu sillon. Et dans les mots lus aimant de toute cette jungle éparse, je me souviens de toi, venus espiègle, sortant de l’eau des montagnes, t’offrant au soleil affamé de toi, jonglant avec la nuit et le jour, entre rapines aux oiseaux et ravines, l’eau de tes yeux, pour nous tous…

Je me souviens amour, de Nous, de ce temps, et ce pour toujours inscrits entre toute les couches du ciel où se croisent les oiseaux de nos caresses.

Je sais que dans la frondaison de multitude, moi qui ne sais pas, n’entends pas, vois enfin se découper la part du fruit que tu avais planté il y a si longtemps. Celle que tu savais déjà lire dans le ciel entre les lignes. Je t’aime d’avoir su amour et d’ens’aimancer ainsi de cette légèreté viscérale l’océan de tous mes jours..

 

Moi ai-mer Toi

Enfin ce premier bain de m’air…                                                                                  En prise directe aux mains électriques de la mer.                                            D’aucuns disent qu’elle est une femme ; hier, de toute sa force t’il lu risque, elle était Toi, uniquement Toi, tout Toi, en dents doucement houleuses sous les tuiles superposées bleues du ciel.                                  Bien avant de la cueillir , grande nappe de fleurs translucides, ondoyantes dans une petite brise, au fondant de mes yeux, j’en avais le désir lent si nœuds mon ventre, le caoutchouc dardé de mes seins, bouts télescopiques cherchant sa foison…                                            Je voulais intense aimant de Toi en elle, m’en faire la gorge approfondie. Je savais t’y retrouver en entier chair-été, m’âme et l’y orée la chuintante, absolue liberté de Toi à moi. C’est une joie sourde, palpitante, sex Atlante que d’y con renaître en son sein les sens des nus dépliés de nous.                                                                                      Sitôt les grains rugueux et blonds de ses rognures d’ongles roulant, blanchissant, exfoliant la plante de mes pieds, j’ai compris que nous allions jouir l’un de l’autre d’un bout à l’autre de la terre. Je suis à la mer comme je suis à toi, dans ce refuge sans toiture ni plancher , dans le flux dansé de nos corps sans frontières.                                              Sans hésiter, l’esquif de mes os enrobés au fouet de tes avances vif-argent, j’ai fendu l’écume, j’ai plongé tout droit dans nos sels mêlés de galets bruissants.                                                                                                          Et je fus bercée darne dard à ton fer Durandal, les pores forées , bouchées de part en part, de ma bouche sans fard à mes coquillages en valvules béates d’aise par ton va vient vit, tant à culée, charriée amante dans la roue l’ivresse et les eh goûts lie d’en vie de ton Fa d’eau…                                                                                                                                        Tu m’as re-coups sue froncée, frangée, fesses tonnées, dent-ailée, orificée à ton eau mêle y , ton eau en vie, les bras, mes brins, mes branches tout de moi médusée, m’eau d’hurlée au plaisir dans nous.  Je suis sortie de notre fête stupre et filante , ruisselante de glaires, comme neuve, gaie, vivante me lover dans tes mâles mains de Soleil. je sais t’y trouver ici aussi.                                                                              Que le monde est abruptement , sauvagement doux lorsque je t’aime comme tu le fais, lorsque tu m’aimes comme je te l’offre…

 

 

 

 

 

 

ReNousVeux

Nous avons fait le tour des saisons en amour,  sommes montés en fleurs, en membrures, en feuilles, en arbres, en forêts en brûlures écrues, vu l’automne, sommes tombé en terre. j’y ai parcouru le multi vers du coteau de tes jambes, découvers la douceur du vents sur la pointe des pieds, le mystere du diapason et je n’ai jamais croisé mes doigts si forts avec toi que ces derniers jours.

J’ai ce plaisir de te lire, te relire, maintenant que tes mots chantes dans la plaine de mon coeur

 

 

Conbattants

Patiner la forêt, me perdre au bois sans chemin, aux haie d’odeurs d’aubépines vers toi et monter lentement au sanctuaire. Là, seul, dans le matin, poser la chair de sa peau contre la mienne, me percuter de cette injonction, écorce d’éternité partagée, toujours plus vite, toujours plus fort. Tomber fusion de ta bouche dans ma bouche, parcourant tes lèvres, dans la lettre bourgeonnante de ta chair, ivresse de printemps festonnée de cris étincelants, de couleurs brutes battant le feu au buisson de ton ventre.

Pourquoi est-ce que je te retrouve là, au creux du murmure de la terre ? Offrande brûlante qui me à genoux, me tombe, me carde à tes doigts, aux racines du noué, de tes bras se roulants en brasier, tirant des filins d’épices de mes épaules jusqu’à mes reins. Ta bouche à chair né mastiquant mon plaisirs étendu, moi au cru de ton ventre, embaumé du crochet de ma chair, montée dans tes segments constricteurs d’abysses plissés.

Et puis au-delà, la terreur. Ne plus te savoir, ne plus te recevoir, ni me recevoir, fermer au coeur, dans un silence circulaire, opaque, comme rejeté dans l’hivers. Je les entends dehors se battre, griffer la terre arracher la forêt, fletrir serrer chaque soleil, chaque trillle. Ils reviennent pour moi, comme toujours. Mais ils ne sont pas seuls amour, je le sais. Il y a nos oiseaux, les miens, les tiens, surtout les courageux, espiegles, intrépides, licencieux, les joyeux intraitables, de fameux combattant. Ils me rappellent que tu m’aimes et me gardent  au foyer le seuil de la faim.

Et dans leurs vol ils font le sortilège de me ramener à ici, à redessiner l’espace la haut. Revenir à toi, moi, à l’a-pic enluminé des tes seins, défie à l’incandescence avide de ma bouche, les miens battant, sang, vent sur la membrane vibrante de ton ventre, pieds nus, caresses, jambes nus prises des tiennes, l’enroulé de ton dos dans mes bras, sentir l’apesanteur de mon envie à la porte brûlante de tes anneaux, dérober une part de temps écrasé aux mâchoires d’un baisers long, coulant mouillé, rompre les eaux en haut en bas avant de venir ensemble manger des soleils.

En attendant, je me serre sur drap au vent amour.

Et je sais que tu m’aimes.

Eau feu rendre

Ce matin, allonger dans ces herbes longues, jaunes vertes, mariant l’automne au printemps, sous cette brise de lumière, faire le tour des saisons, rouler des raisins sous mes doigts, ceux de l’été, les tiens, laisser revenir ton corps se renverser, empreinte agrippée sur l’herbe grasse, les roulades enjambées, des baisers de lèche sifflant entre nos lèvres, l’eau les rivières, tout remonter à contre courant. C’est puéril amour, mais je t’aime immense, toi la bas dehors. Voudrais pouvoir nous revenir au primal innocence de la chair sanctuaire. Nous marier d’ajonc, de tourbières, glisser dans les marais, m’y noyer avec toi. Fermer nos yeux, n’entendre plus que les trilles de ta peau chantant un tonnerre de caresses contre la mienne. Vivre le feu, la lave embrasée dans l’horizon de tes yeux, le silex, les éboulis de larme, de joie, jusqu’à la de la torture de nous perdre enseveli.

Mot-à-mot

J’aime, toi  en grand, à la folie, ne sais pas, pas aimer, pas assez, bouche bée, je ne sais ni te dire, ni t’écrire et je te le dis, te le caresse l’enroule de mes doigts pris dans les lèvres humides de mes mots, mes mots tombent de mon coeur, eclaboussent la terre, ou je baise tes pieds, chaque phalange, chaque parcelle de toi, toi a mes pieds, s’y enroulés sur la terre, t’aimer je ne sais, le veux, t’aimer un peu attendre, recommencer toujours… Mes mots s’oublient, puis se caressent s’enfantent, te trouvent, te retrouvent, ta bouche, tes lèvres, se cabrent dessus, se font, se fondent, se déliasse, se déchainent, prennent ta langue, l’aime, la sucent, boivent tes mots, là, tous, même ceux accrochés sur le bord de tes lèvres, oh oui surtout ceux la amour…

Le Don et l’Amour

Le Don et l’Amour sont deux fleuves de Russie…  En russe, Don signifie « rivière » et Amur signifie « boueux »… En Chine, où il va aussi, on le dit « fleuve du dragon noir ». C’est joli, n’est ce pas ? Je ne pense pas que cela soit dû au hasard si sur les mêmes terres se charrient l’un près de l’autre le Don, l’Amour… Je ne crois jamais au hasard.

Depuis enfant, je suis l’eau de la rivière et je t’ai parlé de ce rêve, peut-être, récurrent dans mes sommeils de petite fille … je fuyais une menace qui courrait derrière nous ma main dans celle de mon âme-heureux, une longue tresse noire me battant les reins, on voyait au travers des grands arbres de la forêt, les coupoles d’une sorte d’église orthodoxe. Nous sommes arrivés au bord d’une grande rivière… Etait-ce le Don , était ce l’Amour, était-ce les deux qui s’étaient rejoints, amants enfin dans le même lit ? Est survenue une vieille femme la Baba Yaga. J’ai franchi d’un bond l’eau boueuse. Je suppliais le jeune homme de me rejoindre, je le suppliais oui, littéralement, je voyais son hésitation, sa peur, ses doutes, le statufier de l’autre côté. Alors, la « sorcière » a lancé un vase dans la rivière qui s’est tout à coup transformée en un long miroir. Il s’ est brisé en mille morceaux. Je me suis tournée, navrée et seule vers une lumière de plus en plus aveuglante qui a fini par m’engloutir.

Toute petite, ce rêve, me terrorisait ; plus âgée et jusqu’à il n’y a pas si longtemps je me disais en essayant de l’interpréter au vu de mes échecs successifs que l’amour pour moi ne serai pas, que mon âme sœur n’était pas descendue sur cette Terre en même temps que moi et m’attendait, peut-être, de l’autre côté…

Et j’étais l’eau depuis, celle du don, celle de l’amour, jamais les deux ensemble

Dans le mot Don ou plutôt avec il y a oui, abandon, et après lui vient le donjon, où l’on s’enferme sur sa grisaille, ses demi-teintes, alors vient l’ordonnance de je ne sais où qui nous commande le pardon, qui nous ordonne de fredonner, d’être insubordonnée à la peine, de risquer tout pour coordonner soi avec le Monde et l’Amour…

Parce qu’il ne faut pas mourir avant que de n’avoir pas vraiment  tout tenté.

Je n’irai plus là-bas, là où se tombe l’heure, là où se viole la magie de soi, là où se vole l’âme à git par terre de soi comme disaient les amérindiens .

Ma maison, c’est ici. Là où je veux te faire le don de mon amour. Ma vérité , ma générosité aussi. je n’ai pas besoin d’images innées pour le savoir au fond de moi.

Aujourd’hui, après avoir fait mon chemin, sereinement moi aussi dans l’attente adoucie de toi, ranger, mes livres, te les photographier, te montrer ainsi l’étoffement de mon rayon de lumière aux tons écriés de la poésie, j’ai voulu te partager mon coucher de soleil sur le pic sacré des catalans, en revenant de la ville où j’avais déposé Loup. C’était une folie de pourpre, mauve, violet, de gris, de bleu roi, de rouge incandescent, de toutes ces couleurs de l’amour. C’était toi, mon Rayénari. J’en étais époustouflée, presque en transe, tellement, la pensée charnue de toi, magnifiait le monde tout autour de moi mais j’avais oublié, j’étais l’eau encore un peu, beaucoup , passionnément, éperdument , et je me suis heurtée de plein fouet à un barrage, impossible de rien te faire parvenir.

Et quand l’eau de moi où se mêle à part égale le Don, l’Amour est empêchée de rouler dans l’eau de toi, mon aimé, je prends encore peur de ce que le Monde puisse devenir…