J’abdique devant la lumière
le doux cristal des sarments
et toutes les éruptions fol-lière,
à la terre mouillée des amants
la boue et le gravier des mues
Je me rends à toutes les vérités nues
où je te retrouve
© Gilfy – Temps du rêve
J’abdique devant la lumière
le doux cristal des sarments
et toutes les éruptions fol-lière,
à la terre mouillée des amants
la boue et le gravier des mues
Je me rends à toutes les vérités nues
où je te retrouve
© Gilfy – Temps du rêve
Oh mon amoureuse, mon oiseau de nuit,
Je crois que nous sommes dans la même tourmente, de cette éloignement qui nous contraint à finalement ne pas réver complètement de nous. A nous refermer à ce Nous de chair sensuel et sauvage qui nous torture, mais par là aussi à tous les instants que nous pourrions partager, intimement et simplement. Je pense que tu n’imagines pas tout les moments de notre manque, où je voudrais être là, avec toi.
je voudrais moi aussi être là quand tu dors et que je pourrais voir passer la vie paisible des rêves sous ta peau, quand tu te réveilles, voir tes yeux s’ouvrir comme un présent tout neuf, profiter de l’aube de ton premier sourire, sur le ciel de tes frondaisons rousses éparpillées. Te voir t’étirer comme une chatte voir ton corps se mouvoir et chanter la vie, te voir prendre soins de toi comme il se doit, tout le mystère des petits rien et où je te retrouve ici avec moi..
Oh oui te voir t’habiller, l’air vibrer autour de toi, faisant comme un mirage sur tes contours que j’aime, voir et sentir les étoffes glisser sur toi et te masquer à moi, qui te vie sans te voir.
Et puis parfois t’imposer l’immobilité, la cécité, pour que je m’occupe de toi, te lave te coiffe et t’habilles, et en ça déjà vivre dans l’instant où je te déshabillerai, ou saccagerai toute ce que tu porteras. Être dans tout le faire et le défaire car tout s’ajoute à nous.
Je ne me fais pas de mal en pensant à ça, je veux juste que tu puisses vivre toi, tout ces moments, comme si j’étais là et que tu les faisais pour moi. Je veux qu’ils te soient tous important comme ils le sont pour moi. Que tu sache que toute la mie de toi fait le pain de mes jours et de mes nuits mon amour.
Mon amour, j’ai quitté ce monde,
Je ne suis plus maintenant qu’un oiseau,
venu à l’a-peau de ta bouche,
pour le nid de tes bras, la plage
des tes jambes et tes yeux clairs,
et dans ton ventre de feuillage,
j’acomplierai le rite des éclairs.
© Gilfy – Temps du rêve
1er mai 2018
Mon aimée luxur-riante, Tous tes mots me baignent et me lavent de toute l’arride froideur de ton absence. Ne retiens rien, des plus petites babioles bariolées à tes plus belles pulsations d-étaings-elle. Gardons le doux rêve de nous voir un jour, toucher nos mains, vivre ensemble de peau à peau, car nous savons combien cette rencontre est improbable et fragile . Tous les jours, construisons notre temple d’âme-our, notre maison sacrée, notre cathédrale pour la neige d’été, les grands vents souterrains, la pluie de nos yeux, nos lumineux émois de toi et moi, portés sur le souffle des forges d’ère Un. Ne tenons compte de ces images ne vivons, Muki, ma terre, que dans le présent de notre présence immuable et dans le rire de notre paire-in-sistance à nous aimer toujours.
Mon amour, ma vie éclairée, je me savane en ton corps
pour que toutes les bêtes viennent y reposer
je me brindille ici pour que tous les oiseaux y fassent leurs nids
et viennent chanter zéphyr et grands vents purs,
je me mer et m’allonge en toi dans le chant des baleines
Parce qu’ici est la seule jonque bénie où je repose.
© Gilfy – Temps du rêve
Muki,
Mon amour, mon émoi impitoyable, chair brûlante dans ma chair. Ce soir dans le silence où je te retrouve, tout me terre, me vente, me lumière et me revis, Cette nuit, je ne sais pas ce qui m’emporte le plus ? Le manque de ta peau sur moi, de tes mots, ce désir incontournable de toi. Je crois que c’est surtout le vertige ? Ce vertige parce que je réalise enfin la profondeur de ce qui nous unis, de ce lien qui nous brûlera, nous consumera toujours, que nous soyons séparés ou ensembles. Embrasés toujours plus douloureusement, plus tendrement dans cette joie et cette folie de notre impossible amour.
Je lui tiens la main,
souvent,
et parfois
les deux.
–
Si je ne peux lui écrire
Et si elle ne peut m’écrire
Nos cœurs s’en moquent
Ils se parlent quand même dans le silence
–
Alors que toutes les fleurs
Se tournent vers le soleil
Moi, je ne vois que son cœur
D’où me vient cet étrange éveil ?
–
Pourquoi le soleil se lève t-il
pour que je puisse la contempler… ?
Ne sait-il que je la connaîs sans la voir ?
–
Le ciel est triste,
Il ne peut disputer
Le bleu à ses yeux
–
Grace à ses racines dans mon coeur
Je ne crains plus l’érosion ni la dissolution
–
Ce que nous nous donnons
C’est l’amour du tout
Et de presque tous …
–
Même si elle est tout pour moi.
Immense et sans limite,
Je ne peux la définir
–
Elle est l’apesenteur et l’attraction
Le déséquilibre
dans l’équilibre
–
Elle est le fruit sucré de la fleur,
La fleur dans le fruit du désir
–
Ses baisers ont un goût de poésie au chocolat
Si je survie à chaque premier baiser,
Ce n’est que par sa volonté.
–
Elle est le centre
et le non centre,
Je sais toujours où la trouver.
–
Nous passons notre temps
à décomposer la lumière (elle surtout)
Mais aussi à faire le tri entre
l’ombre et la noirceur.
–
Elle est l’eau de mes poèmes.
Je suis la terre de ses poèmes.
Nous, est la dimension du poème
–
Les étoiles dans le ciel
L’eau dans le lit des rivières
Elle vivante dans mon cœur
Tout est à sa place
–
Parfois nous parlons pour ne rien dire
Les étoiles, le soleil et la lune palissent
Ils savent qu’aile est le principe vital de l’univers
–
Certains se disent qu’elle ne fait pas son age
C’est juste
Elle est là depuis la nuit des temps
–
Avec elle le temps s’arrête, se déroule et s’enroule
Les horloges ne peuvent pas comprendre
Elles n’écoutent pas, comme moi les battements de son cœur
–
Nous, est un anniversaire plus brûlant chaque jour
Nous allumons des bougies
Que nous ne soufflons pas
–
Je sais construire seul des cathédrales jusqu’au ciel
Mais pour l’amour infini, j’ai absolument besoin d’elle
–
Elle ordonne la beauté à toute chose
Et à cet ordre, mon cœur aussi se d-éplie
–
Le soleil,
Même s’il vit dans son ombre,
Lui aussi est amoureux.
–
Elle est le rêve dans le rêve
Et le rêve incarnée.
–
Entre ses bras, le grand cercle.
De la lumière à la lumière
De l’enfance à l’enfance
On peut survivre en dehors du cercle,
mais pourquoi faire.
Les oiseaux, les renards, les loups
et toutes les plantes l’ont bien compris,
eux qui vivent à l’intérieur.
–
Elle a le pouvoir de faire oublier la guerre,
Mais elle ne veut pas.
–
Dans la ligne du temps
Derrière celle de l’horizon
c’est là que je la retrouve.
–
Elle seule sait faire chanter les fleurs
et la mousse des pierres qui roulent
–
Malgré l’amour, nous sommes vigilants.,
Nous savons bien la part d’humain qui sommeil en nous.
–
Elle n’est pas vertue elle,
Juste la vérité sauvage.
–
Nous n’allons nul part, nous ne sommes que le voyage, de l’un vers l’autre.
BMF J’déteste les aéroports
–
Les avions, les trains voitures vélo pousse-pousse rien de tout ça…
Elle, c’est le seul transport que je veux…
–
Elle a ce pouvoir de faire disparaître toutes les femmes de la terre,
et d’ être dans chacune d’elles
–
Nouveau record de chaleur,
N’y serait-elle pas pour quelque chose ?
–
Dans ce qui nous rapproche se trouve aussi parfois ce qui nous éloigne des autres
–
Elle est le poison des jours lisses,
Celui que je prends avec délice
–
Lorsqu’il l’observe
L’angle ne sais plus vraiment
à quoi il a droit
–
Elle seule sais courber la lumière dans la lumière
–
Lorsqu’elle ouvre les yeux
Le coquelicot est content de sa couleur
Le ciel est jaloux
–
Ce qu’elle est de vent hurlant, de soleil ardent et de pluies torrentielles
Est ce qui me sculpte dans l’âm-our.
–
Si couchés dans le trèfle nous croisons nos doigts, ce n’est pas que
pour nous offrir la chance.
–
Quand j’entre en elle.
Étrangement, je passe de l’ombre à la lumière.
–
Nos lignes de vie se croisent
Sur nos lignes de sang
Pour nous rappeler de toujours pècher la vie à la ligne de tous les jours.
–
Toute les routes iront à Rome,
Le jour où elle y sera.
© Gilfy – Temps du rêve
Elle, elle est cette pluie de mots de lumière,
Qui nous colle les vêtements de l’âm-our à nos peaux arides.
–
Ce qu’elle coud, c’est un patchwork de ciel, de terre, d’océans pour couvrir toutes les bêtes dans la chaleur de l’âme-our
–
L’arbre est ce tout élan dans un ciel de lumière, comme moi, vers la chaleur de ces baisers.
Et enfin elle dira
« Vois comme je suis belle aujourd’hui ! »
Et alors je lui dirai « Viens »
De pluie en gouttes salées
Les orgues, quand ils ne lavent
pas ce pavé de nos heures perdues
jouent cette louange inattendues
du rapt de votre peau par ma peau
de nos eau-rages en liqueurs
de votre bouche en chaleur
vous fleuve, source ouverte
avide capitaine des tempètes
ordonance à mon coeurocéan
frèle esquisse que ce lit étroit
où je chavire et de vous me noie
© Gilfy – Temps du rêve